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Thursday, March 27, 2008

Certaines pistes pour améliorer l'économie française

J'étais en train d'écouter un podcast de l'université de Stanford proposé par Carl J. Schramm, concernant l'impact de l'entreprenariat sur l'économie des USA, et je voulais partager avec vous. Et il est vrai que c'est quelque chose qui est plus qu'intéressant à voir. Je vis ici dans la Silicon Valley depuis bientôt un an, et j'ai pu m'apercevoir de la réalité de ces propos. Vous pouvez trouver ce podcast sur Itunes, dans la section Itunes U, puis Stanford.

L'entreprenariat comme moteur de l'économie américaine
 
Bien sûr, lorsqu'on pense aux Etats-Unis, aussi bien dans le domaine de l'Internet que dans les autres secteurs d'activité, on pense aux entreprises internationales gigantesques tels que Google, Coca Cola ou Microsoft qui domine leurs secteurs d'activité. Mais la réalité est que l'économie américaine est poussée vers le haut par les entrepreneurs. Carl Schramm parle de capitalisme entreprenarial, où l'économie est basé principalement sur l'entreprenariat.

La facilité de trouver des fonds
 
Carl Schramm explique que la capacité d'une entreprise à trouver des fonds aux Etats Unis est aux moins deux fois plus facile que n'importe quel autre pays. C'est aussi le secret de l'entreprenariat américain.

L'entreprenariat comme source d'emplois
 
Parce que l'économie américaine est portée par ces entrepreneurs, le marché de l'emploi est aussi très fort dans ce domaine. Ainsi, plus de la moitié des emplois crée l'année dernière ont été crée dans des entreprises de moins de 5 ans.

L'immigration comme source de développement
 
C'est bien l'un des enjeux de l'immigration. Un quart des entreprises créent dans la Silicon Valley ont été crée par des entrepreneurs n'étant pas nés aux Etats-Unis.
Il est donc important d'avoir une immigration de qualité, immigration qui fait la force des Etats-Unis. Ce pays a été basé depuis sa création sur sa faculté à attirer des personnes de différents univers pour faire prospérer le pays.

Et une petite blague pour finir
 Je la trouve très bonne dans ce podcast. Le professeur parle des problèmes économiques de la France, et dit que Georges Bush a dit: "if French economy is in trouble right now, it is because there is no word in French to say entrepreneur ("si la France a des difficultés avec leur économie, c'est parce qu'ils n'ont pas de mot pour entrepreneur").

Donc l'entreprenariat est à la base du succès américain. Alors pourquoi pas en France! Nous avons des idées, des compétences, et un pays très attractif en terme de qualité de vie.

Qu'en pensez vous? Pensez vous que l'entreprenariat peut aider l'économie française? Que faudrait il faire pour aider l'entreprenariat français?
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Wednesday, February 13, 2008

Small is Beautiful, les petites entreprises attirent de plus en plus de cadres d'entreprise

C'est une impression personnelle que j'ai depuis quelques temps, par rapport aux conversations que j'ai avec des amis. De plus, il faut dire qu'ici, dans la Silicon Valley, bien qu'à l'ombre des géants que sont les Google, Sun ou autre Microsoft, les petites entreprises fleurissent grâve à leur esprit d'entreprise et capacité d'innovation. Voici donc un article que je viens de trouver dans la newsletter de cadreemploi.fr:
"Une enquête réalisée par le cabinet Oseo confirme un paradoxe souvent ignoré : ce sont bien les petites et moyennes entreprises les plus attractives, en termes de perspectives de carrières et de sécurité de l'emploi (sur ce point, dans les entreprises moyennes les plus solides). Mais ce n'est pas dans les PME que les jeunes diplômés veulent d'emblée travailler, leur préférant les grands groupes, plus rémunérateurs en début de carrière et plus formateurs. L'enquête révèle également le poids des PME dans l'économie. En 2004, les 2,4 millions d'entreprises comptant mois de 250 salariés recensées en France employaient 8,9 millions de personnes, soit 55% de la population active du secteur privé (industrie, commerce et services) et 42% de la valeur ajoutée créée dans ces secteurs. Côté dynamisme, elles n'ont rien à envier aux majors : entre 1985 et 2004, elles ont augmenté de 35% leurs effectifs, alors même que la population active croissait de 10%. Cela représente 2,3 millions d'emplois nouveaux et 89% des créations de poste dans le secteur privé. Dans les secteurs du commerce, du BTP et des services à la personne, les trois quarts des effectifs travaillent dans des PME, ces dernières étant en revanche moins présentes dans l'industrie et les transports. Concernant la question de la qualité du travail, et plus précisément des indicateurs européens de « Laeken », qui définissent la qualité d'un emploi en fonction des perspectives d'ascension sociale et d'insertion, du niveau de qualification, de l'égalité homme-femme, de la sécurité et de l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les PME se distinguent, chiffres à l'appui. Perspectives salariales et dialogue social sont également meilleurs au sein des acteurs les plus légers. Seul problème, les jeunes diplômés sont encore largement séduits par les grandes entreprises, lesquelles concentrent à ce titre le personnel le plus qualifié. (La Tribune, p27, Fabien Piliu, 11/02/2008)".


C'est l'un des paradoxes des métiers d'aujourd'hui, où on assiste dans les grandes entreprises à une Taylorisation des cadres, qui sont de plus en plus spécialisés et nombreux, ce qui rend leurs tâches monotones et spécifiques. On en parle d'ailleurs souvent de cette taylorisation du marketing, venu aussi par le développement des technologies dans nos métiers, qui nous poussent de plus en plus vers des métiers d'exécutant. Le cadre des petites entreprises est donc plus propice à la prise de décision, à la capacité d'entreprendre, mais aussi dans une certaine mesure à valoriser son travail.

C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle j'ai préféré effectué mon stage de fin d'étude ici aux Etats-Unis dans une petite structure avec pour objectif d'avoir des responsabilités et une capacité à la fois de penser (stratégique) et d'executer (opérationnel).

Je pense de plus en plus que la petite entreprise à un formidable potentiel de croissance devant elle.

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